Le covoiturage ne requiert pas de démarche particulière auprès des assurances. La plupart des compagnies autorisent le covoiturage sans formalités supplémentaires et offrent même des prestations avantageuses aux covoitureurs. Vous devez néanmoins prévenir votre assureur que vous pratiquez le covoiturage. Le plus simple est de lui envoyer un courrier dont voici un modèle :
Madame, Monsieur,
Je vous informe par la présente, que je pratique le covoiturage avec le véhicule assuré par vos soins, et ce de façon quotidienne pour me rendre sur mon lieu de travail
Ou
de façon régulière (X fois par mois en moyenne) pour..
Ou
de façon occasionnelle pour...
Veuillez agréer, Madame, Monsieur l'expression de mes salutations les plus sincères.
Fait à _ _ _ _ _ _ le _ _ _ _ _
Attention, il est impératif que vous ne fassiez aucun bénéfice, mais uniquement participer aux frais de transport, sinon vous sortez du cadre du covoiturage et, en cas d'accident, votre assurance ne fonctionnera pas.
Conducteurs, la loi vous oblige à souscrire à un contrat d’assurance auto comprenant au moins la responsabilité civile (Loi Badinter, 1985).
Il est préférable de déclarer le covoiturage à votre compagnie d’assurance et de vous renseigner auprès d’elle sur les modalités d’application des garanties dans ce cadre. Vous pouvez lui expliquer le cadre de votre covoiturage, le trajet à effectuer et le dédommagement que vous comptez recevoir de vos passagers.
L’assurance responsabilité civile (R.C.) obligatoire couvre les passagers en cas d’accident, à moins d’une faute grave de la part du conducteur.
Lorsque vous covoiturez avec quelqu’un pour la première fois, pensez à lui fournir la preuve de votre couverture d’assurance. Laissez-le consulter vos justificatifs s’il le demande.
Si vous covoiturez pour des trajets domicile-travail, assurez-vous que votre assurance couvre bien ce type de trajets.
L’assurance accident du travail de votre entreprise prend en charge conducteur et passagers en cas d’incapacité.
En cas de détour pour récupérer un passager, vous êtes couverts par l’assurance accident du travail à condition que ces détours n’excédent pas 20% de la distance de votre trajet habituel. (Arrêt de la Cour de Cassation de 1975).
Si vous covoiturez avec un véhicule de fonction, assurez-vous que vous êtes autorisé à transporter des passagers.
Si vous êtes conducteur :
Vous êtes couvert par votre assurance. Les dommages subis par votre véhicule vous sont remboursés en fonction des responsabilités établies et des garanties du contrat (tous risques ou au tiers, présence de garanties dommages au véhicule, etc.)
Si votre responsabilité est totale et que votre contrat ne comprend pas de garanties dommages au véhicule (dommages tous accidents ou dommages collisions), les dégâts matériels ne seront pas pris en charge par votre assureur.
Si vous êtes passager :
Les passagers sont intégralement indemnisés de leurs dommages corporels par l’assurance du conducteur, au titre de la responsabilité civile.
Si le véhicule n’était pas assuré, c’est le Fonds de garantie des assurances qui couvre vos dommages.
Si vous avez cédé le volant :
Si la personne à qui vous avez cédé le volant est blessée, elle sera indemnisée à condition que votre assurance comporte une garantie facultative permettant de couvrir les dommages corporels subis par tout conducteur autorisé.
N’acceptez jamais un dédommagement des passagers supérieur à vos dépenses pour le trajet (essence, péage, parking, usure) : vous sortiriez du cadre autorisé par votre assurance. Dans le cas contraire, vous rentreriez dans le cadre d’une activité de transport de personnes et seriez contraints à souscrire à une assurance professionnelle régie par un cadre fiscal spécial.
Vous pouvez tout à fait laisser le volant à l’un de vos passagers. Une seule condition est à respecter : votre contrat d’assurance ne comporte pas de clause de conduite exclusive. Certaines assurances recommandent même d’alterner la prise de volant lors de longs trajets.